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La revue de presse du 02 décembre 2009 de Pierre Jovanovic

Revue de presse en vidéo du mercredi 02  décembre 2009 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière.

Vodpod videos no longer available.

Tous les mercredi de 14h à 16h00 sur Radio Ici Et Maintenant :

http://icietmaintenant.info/

Blog de Pierre Jovanovic :

http://www.jovanovic.com/blog.htm

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Nigel Farrage, l’un des seuls véritables politiciens au parlement européen

Nigel Farrage, leader du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni et député européen, affiche ouvertement son mépris pour le Traité du Lisbonne et critique vertement « l’élection » de Herman Van Rompuy.
« Ça vous a pris huit ans et demi d’intimidations, de mensonges, de mépris des référendums populaires pour obtenir ce traité. Le 1er décembre, ça y est, vous l’aurez ! » déclare Nigel Farrage en séance. Il ironise ensuite sur les « pygmées politiques » que sont, selon lui, le président Van Rompuy et la vice-présidente la baronne Cathy Ashton, dont il remet en question la légitimité (Cathy Ashton n’a jamais été élue à aucun poste et vient d’être nommée vice-présidente de l’Union).

Obama, seigneur de la guerre et prix Nobel de la paix

Obama envoie 13.000 soldats en Afghanistan en cachette

Le quotidien Washington Post a affirmé lundi que le président américain Barack Obama avait décidé d’envoyer en Afghanistan, sans l’annoncer, 13.000 soldats américains en plus des 21.000 renforts qu’il a rendus publics en mars, après sa prise de fonction.

Selon le journal, ces 13.000 militaires, qui porteraient en fait à 34.000 le total des renforts envoyés en Afghanistan par Obama, sont essentiellement des troupes de soutien tels que des mécaniciens, du personnel médical, des spécialistes du renseignement ou des agents de la police militaire.

Le Washington Post croit savoir que le Pentagone et la Maison Blanche n’ont pas communiqué sur l’envoi de ces forces de soutien, se bornant à annoncer le déploiement des 21.000 soldats des forces de combat.

« Obama a donné son feu vert à l’ensemble. Seul l’envoi des 21.000 a été annoncé », a indiqué un responsable militaire. M. Obama est appelé à se décider dans les prochaines semaines sur la nécessité de déployer ou pas les dizaines de milliers de soldats supplémentaires que lui demande le général Stanley McChrystal.

Le général réclamerait entre 40.000 et 60.000 hommes supplémentaires, selon diverses sources, en sus des 21.000 que M. Obama a déjà accepté d’envoyer depuis sa prise de fonctions. Par le passé, les déploiements de forces de soutien n’ont pas été annoncés par le Pentagone et la Maison Blanche.

Le prix Nobel : Un peu d’histoire

Obama a reçu dernièrement le prix Nobel de la paix, cependant la décision d’envoyer encore plus d’hommes à la guerre est en contradiction avec le message devant être logiquement porté.

Quoique le fondateur du prix Nobel était Alfred Bernhard Nobel, né le 21 octobre 1833 à Stockholm (Suède) et mort le 10 décembre 1896 à San Remo (Italie), il est un chimiste, industriel et fabricant d’armes suédois. Inventeur de la dynamite, il possédait l’entreprise d’armement Bofors.

Dans son testament, il légua son immense fortune pour la création du prix Nobel. L’élément chimique nobélium a été nommé ainsi en son honneur.

La famille Nobel est une importante famille suédoise dont l’histoire est étroitement liée à celles de la Suède et de la Russie des Romanovs. L’héritage laissé par les Nobels comprend de vastes contributions à la philanthropie, et au développement de l’industrie de l’armement et de l’industrie pétrolière. Parmi ses membres les plus remarquables se trouvent Immanuel Nobel, le jeune, développeur des mines marines et inventeur d’un tour permettant la production du contreplaqué moderne, Ludvig Nobel, le fondateur de Branobel et l’un des hommes les plus riches et les plus puissants de la Russie en son temps, et Alfred Nobel, l’inventeur de la dynamite, qui donna l’intégralité de ses biens à la création des prix Nobel.

La famille Nobel est étroitement liée à l’industrie du pétrole et des armes. Ils faisaient partie de l’élite suédoise et russe. Avec son histoire sulfureuse, le prix Nobel est teinté de nuances parfois politique, parfois économiques. Mais ce prix restera uniquement une vulgaire récompense ne signifiant quelque chose pour ainsi dire que pour une certaine élite.

ONG, influences affairistes et politico-industrielles

L’exemple de Care

NB : cet article s’inspire en partie de l’article « Jean Guyot ou comment faire l’Europe avec la banque Lazard » publié le 05 Juillet 2008 sur le blog « Donde Vamos »

1. Genèse

CARE International est une association humanitaire fondée en 1945 aux États-Unis, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, dans le cadre du Plan Marshall [1] .L’association a commencé ses actions en envoyant des ravitaillements de nourriture, médicaments, et autres denrées nécessaires à une Europe déchirée par la guerre. Les premiers vingt mille paquets ont été envoyés au port du Havre le 11 mai 1946. La même année, plusieurs millions de familles, écoles et hôpitaux ont bénéficié de ces colis. CARE France est l’une des 12 antennes nationales de l’association humanitaire CARE International et a été fondée, entre autres, par le banquier Jean Guyot et l’avocat Jean Lisbonne.[2]


2. Care au sein de la construction Européenne et du Plan Marshall

Il est important de noter que C.A.R.E signifie « Cooperarive for American Relief Everywhere » [3]. Cet intitulé serait-il l’expression d’un occulte versant du Plan Marshall qui aurait participé à l’ingérence des Etats-Unis dans l’administration des pays d’Europe occidentale, dont la France ? Les Etats-Unis, alors engagés dans la guerre froide face à l’empire soviétique, misent sur les pays héritiers de la victoire face au nazisme pour former un mur à l’est. Mais cette Europe se doit également de porter les valeurs américaines à la fois conservatrices et libérales afin de devenir un allié inconditionnel des Etats-unis.

Ainsi, de multiples pans du pouvoir politique, syndicaliste, militaire et économique sont noyautés par Washington. C’est d’abord par les stay behinds, cellules vouées à anticiper et contrer les actions des partis communistes d’Europe, que les Etats-Unis et leur organe la C.I.A, activent ce noyautage [4]. Il est également décidé de créer l’ACUE (American Comittee on United Europe), mis en place par Allen Dulles (premier directeur civil de la C.I.A de 1953 à 1961) et qui aura pour rôle de financer les bonnes oeuvres des élites américaines [5]. Dans chaque pays européen s’active une frange du pouvoir politique pro-européenne. Malgré les divergences entre la droite conservatrice chrétienne et le socialisme, notamment des travaillistes, le but pré-défini d’une union des Etats européens finit par gagner la confiance de la majorité de la classe politique et du peuple. Cela se concrétise notamment grâce aux travaux du groupe Bilderberg [6]. Ce think-thank euro-atlantique a été, en particulier créé, à l’initiative de David Rockefeller, également fondateur du Council on Foreign Relations (CFR). Celui-ci existe encore de nos jours et réunit secrètement et annuellement des participants issus du pouvoir politique, financier, médiatique et industriel mais aussi quelques « intellectuels », ce qui lui confère un caractère idéologique fortement marqué [7]. Côté européen,Jean Monnet qui s’est trouvé être nommé responsable du Plan Marshall, obtient logiquement une place de coordinateur pour la construction européenne. Il fonde en 1955 le « Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe », fondation financée par l’ACUE à renforts de millions de dollars par an. [8]

En bien des points, CARE semble indissociable du plan Marshall et de la construction européenne. Cette ONG porte également des indicateurs mettants en évidence l’influence des milieux bancaires et financiers pro-atlantistes. De plus, s’animait à l’époque un engouement pour ces Etats Unis d’Europe dont les architectes seront liés au Plan Marshall et au milieu bancaire. Pour ce qui est de CARE France, Jean Guyot illustre par conséquences les canaux qui unissent CARE au Plan Marshall. Son parcours et ses liens inextricables avec les milieux bancaires américains et pro-européens jonchent sa carrière.

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