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La revue de presse du 20 janvier 2010 de Pierre Jovanovic

Revue de presse en vidéo du mercredi 20 janvier 2010 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière sur la radio “Ici et maintenant”

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La revue de presse du 13 janvier 2010 de Pierre Jovanovic

Revue de presse en vidéo du mercredi 13 janvier 2010 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière sur la radio “Ici et maintenant”

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La revue de presse du 6 janvier 2010 de Pierre Jovanovic

Revue de presse en vidéo du mercredi 23 décembre 2009 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière sur la radio “Ici et maintenant”

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2010 : ça passe ou ça casse !!!

Comme peuvent le faire les médias alignés, les fins d’année sont souvent sujettes à des bilans sur ce qui s’est passé pendant les onze mois précédents, en nous rappelant uniquement ce qu’ils veulent bien qu’on retienne.

Même si la connotation du devoir de mémoire est pénible, nous devons nous rappeler les grands évènements qui ont marqué cette année 2009, et à notre manière :
– Trois grandes manifestations le 29 janvier, 19 mars et le 1er mai.
– Une crise qui s’empire, mais pas pour tout le monde.
– La mise en place d’Obama, nommé prix Nobel de la Paix pour envoyer des soldats supplémentaires au Moyen-Orient.
– La réélection d’Angela Merkel.
– La propagande sur la grippe A et son vaccin désastreux, qui n’a pas porté ses fruits et s’est conclu sur un refus massif de la vaccination en France.
– Les G20 et l’annonce formelle du Nouvel Ordre Mondial dans les médias.
– Des avions qui s’écrasent comme par magie, comme l’ AF 447.
– Des coups de gueule mémorables et courageux comme Bigard Et Kassovitz.
– L’héroïsme de Jane Bürgermeister et ses actions qui ont fait le tour du monde.
– La finalisation du traité de Lisbonne, malgré le NON français, irlandais, et hollandais, et ses démarches pour aboutir faisant fi des référendums passés.
– La FED et ses 9000 milliards envolés, qui n’intéressent apparemment personne.
– Des élections européennes marquées par la victoire de la pédophilie, avec son incarnation, Daniel Cohn-Bendit, mais aussi par le culot des résistants et son parti antisioniste.
– Un sommet de Copenhague pour nous rappeler que tout prétexte est bon à prendre pour taxer la populasse.
– Le scandale du Climate Gate grâce à nos copains hackers, que Microsoft a un peu tardé à embaucher.
– La touche finale avec le Codex Alimentarius sensé être appilqué le 31 décembre.

Sans revenir dans les détails et les dates précises, tous ces évènements doivent être pris en compte pour comprendre ce qui nous attend en 2010.

Les médias Lagadère se ruent sur les manifestations d’opposition à Ahmadinejad tout en se gardant bien de présenter la côte de popularité du Schtroumpf Grincheux, qui conserve quelques points grâce à la Schtroumpfette.

Majoritairement, nous retiendrons sans doute la fabuleuse histoire de la grippe Sanofi, la psychose médiatique du docteur Rumsfeld et ses employés, prêts à tout pour nous injecter sa mixture sacrée. Les mouvements de lutte se sont plus que jamais serré les coudes face à ce fléau et nous avons sans doute évité le pire, grâce à un travail général d’information auprès de la population. Sans nous associer à quelconque groupe, les citoyens un minimum consciencieux ont compris qu’il était important de ne plus céder à la psychose et de prendre le temps de réfléchir. Cette pseudo-maladie sortie de nulle part ( enfin si de l’usine Sanofi ) que l’on peut bien évidemment prévenir grâce à son super vaccin. Hé oui c’est bien connu, notre corps manque de mercure, de squalène, et de formaldéhyde d’aluminium.

Les  » théoriciens du complot  » sont mis sur le devant de la scène, bien qu’ils soient systématiquement discrédités, le fameux Nouvel Ordre Mondial a bien l’air officiel, et certains en parlent depuis vingt ans. Ah il paraît qu’on avait raison, donc on est plus des théoriciens, mais des devins alors ?
Le 1er Avril, les citoyens un peu plus informés que les autres ont pu constater que le G20, présentation officielle des réunions Bilderberg, a bel et bien envie d’un gouvernement mondial.

Nous commencerons l’année 2010 par une convocation en justice de Roselyne Bachelot, au Tribunal de Grande Instance de Paris, le lundi 4 Janvier à 9h, j’invite d’ailleurs toutes les personnes disponibles à s’y convier, recueillir des informations, et faire un travail journalistique que notre cher Pujadas n’a pas le droit de faire. Demandez à écouter, prenez des notes, filmez, enregistrez, car aucune caméra de France télévisions n’y entrera, on se demande bien à quoi sert à la redevance.

La cerise sur le gâteau, c’est sans aucun doute la taxe carbone, une manière odieuse de taxer la moindre de nos respirations, sous couvert d’un réchauffement climatique aux origines frauduleuses, un plan mené à bien par Al Gore et sa clique du GIEC. Pour les partisans d’Alex Jones, on peut faire la relation entre la taxe carbone et le financement de la gouvernance mondiale, qui n’aura pas tellement de mal à trouver de l’argent, vu qu’elle l’imprime en quantité inifnie. Le but étant plutôt un jeu de rune des populations, qui criblées de dette, devront s’abriter dans des tentes sur la pelouse de leur maison hypothéquée, comme c’est le cas aux Etats-Unis.

Cette année 2010 doit être celle du changement et de la contestation, et c’est avant tout aux commerciaux, et aux élus de faire pression pour annuler la taxe carbone,certainement indexée sur tous les produits à l’instar de la T.V.A.

Pour les adeptes de Steve Jackson, nous pouvons dire que les élites ont joué plusieurs de leurs cartes en un laps de temps limité, certes ils leur en reste beaucoup. Mais il semble que le peuple qui fabrique les jetons n’a plus tellement envie de financer leurs crimes et tente par tous les moyens de s’intégrer à la partie maintenant qu’elle a bien saisi les règles du jeu.

La multiplication de sites, blogs,forums, plateformes, et outils de communication indépendants pour contourner les médias alignés est très parlante. Alterinfo est toujours aussi riche, et malgré certaines critiques parfois justifiables, c’est un outil rôdé ou chacun peut s’exprimer et échanger. Ensuite c’est à chacun d’en faire l’analyse.

Dans toutes ces formes, la révolution s’organise, et le rapprochement entre les mouvements donnera des échanges précieux car nous pourrons enfin faire profiter l’un l’autre de nos compétences pour comprendre notre monde et mieux le façonner.

Il ne tient qu’à nous de renverser le systême, et si cela peut être fait de façon légale, cela en serait encore une plus belle victoire. 2009 a été pour moi la phase finale de l’information et du déformatage, puis le passage à l’action. 2010 sera la concrétisation de projets, conférences, et contacts qui aboutiront en un ensemble de solutions qui sortent du débat stérile.

Nous avons bien identifié nos ennemis et nous avons une bonne idée de leurs intentions et possibilités. Par contre eux, les élites, qu’on les appelle, Rockefeller, Illuminati, sionnistes, banksters, criminels, nazis, eugénistes, mondialistes ou francs-maçons, ont totalement sous-estimé de ce dont est capable un peuple digne, intègre, et inventif.

La revue de presse du 23 décembre 2009 de Pierre Jovanovic

Revue de presse en vidéo du mercredi 23 décembre 2009 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière sur la radio “Ici et maintenant”

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La revue de presse du 16 décembre 2009 de Pierre Jovanovic

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La revue de presse du 09 décembre 2009 de Pierre Jovanovic

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La revue de presse du 02 décembre 2009 de Pierre Jovanovic

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La revue de presse du 25 novembre 2009 de Pierre Jovanovic

Revue de presse interactive du mercredi 25 novembre 2009 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière.

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

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Partie 6

Partie 7

Partie 8

L’Islande en ébullition

Pendant près d’un an, le documentariste islandais Helgi Felixson a filmé ses compatriotes dans leur quotidien après l’effondrement du système bancaire de l’île.

En 2008, après plusieurs années d’expansion économique rapide, la crise financière internationale rattrape l’Islande, dont la principale banque fait faillite. Avec la monnaie qui s’effondre, de nombreuses petites entreprises sont en péril, ne pouvant plus honorer leurs dettes à l’étranger. En janvier, face aux manifestations massives, le Premier ministre, Geir Haarde, démissionne et demande de nouvelles élections. Pendant près d’un an, le documentariste islandais Helgi Felixson a filmé ses compatriotes dans leur vie quotidienne. Au fil des étapes de la crise, il a suivi leurs états d’âme, entre stupeur, résignation ou envie d’exil.

La revue de presse du 18 novembre 2009 de Pierre Jovanovic

Revue de presse interactive du mercredi 18 novembre 2009 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière.

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

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Partie 6

Partie 7

Eric Laurent : Voyage au coeur de la finance

Après ses enquêtes sur le 11-Septembre, les dessous du pétrole et le clan Bush, Eric Laurent s’attaque à l’univers de la finance.

A travers trois entretiens, il rend compte de son enquête sur le crise financière aux Etats-Unis. Il met en cause Bill Clinton, à partir duquel tout a commencé à dégénérer, et montre les liens étroits qui unissent le monde politique et Wall Street. Selon lui, aucune leçon n’a été tirée de la crise.

Bakchich TV

Fréquence Lausanne

Radio Canada


La revue de presse du 28 octobre 2009 de Pierre Jovanovic

Revue de presse interactive du mercredi 28 octobre 2009 avec Pierre Jovanovic autour de l’économie et de la crise financière.

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La Belgique retarde sa sortie du nucléaire mais sabre la recherche

En dépit d’une tradition de longue date en faveur de l’énergie nucléaire, dont l’Atomium ne fut que le symbole, la Belgique décida en 2002 « de mettre fin à l’utilisation de l’énergie nucléaire et de fermer progressivement ses réacteurs ».

Depuis lors, la crise financière a rebattu les cartes et parfois d’un grand mal peut naître un petit bien. Car, après avoir renfloué en 2008 sans condition les banques Fortis et Dexia, l’Etat belge, comme tant d’autres, hérite d’un déficit budgétaire et d’une forte dette publique. Sous la pression de l’UE, le gouvernement est sommé de présenter une « feuille de route » indiquant le retour à l’équilibre. Se présente alors le choix cornélien entre hausse des impôts et coupes claires dans les dépenses, d’autant plus que pour le ministre belge du budget, la Belgique est « techniquement » en faillite.

Le lundi 12 octobre, à la veille du jour où le premier ministre Herman Van Rompuy doit présenter le budget 2010 au Parlement vient alors une initiative non dépourvue de créativité : le gouvernement décide de reporter de dix ans sa sortie du nucléaire, initialement prévue pour 2015. La décision de prolonger l’exploitation des centrales nucléaires belges amorties depuis longtemps, profite aux deux électriciens du pays, Electrabel, une filiale de GDF-Suez et la SPE. Néanmoins, ceux-ci doivent en contrepartie mettre la main au portefeuille : entre 2010 et 2014 inclus, ils devront verser 215 à 245 millions d’euros par an, un montant qui sera ajusté par la suite en fonction de la situation.

S’il faut saluer cette décision, à l’heure où nous rédigeons ces lignes, malheureusement rien ne semble prévu dans le budget 2010 pour le projet très prometteur Myrrha, un réacteur de recherche de quatrième génération prévu pour être construit au Centre pour l’énergie nucléaire (SCK-CEN) de Mol, à une cinquantaine de kilomètres d’Anvers.

Parmi d’autres possibilités, Myrrha vise à démontrer la faisabilité technique, via la fission nucléaire, de la « transmutation » des déchets radioactifs à longue durée de vie, en déchets à durée de vie plus courte ou stables, voire en ressources nouvelles. « Myrrha est un projet qui dépasse les frontières de la Belgique. Il intéresse toute la communauté scientifique nucléaire nationale et internationale » affirme Bertrand Barré, ancien directeur de la communication scientifique d’Areva.

Si le projet nécessite 960 millions d’euros étalés sur 12 ans, la contribution belge devrait s’élever à 40% du montant, soit 32 millions d’euros par an. Pourtant, Myrrha représente des retombées économiques considérables pour la Belgique, avec notamment la création de plus de 2 000 emplois hautement qualifiés et de longue durée.

Si rien d’est joué pour l’instant, perdre cette bataille ferait triompher une fois de plus le court terme financier sur l’avenir de l’humanité.

Source : Solidarité et progrès

L’économie, cette imposture

Les gens ne peuvent obtenir la vérité sur rien, économie incluse, de leur gouvernement. Ils ont été amenés sur le terrain économique, avec un million d’écoliers aujourd’hui sans abri, tandis que le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, annonce que la récession est finie.

La finasserie déguisée en information est de plus en plus délirante. La dépense de consommation représente 70% de l’économie étasunienne. C’est leur force motrice et elle a été arrêtée. Excepté pour le super riche, le consommateur n’a vu aucune hausse de revenu au 21ème siècle. Sur shadowstats.com, le statisticien John Williams signale que le revenu réel des ménages n’a jamais retrouvé son apogée d’avant 2001.

L’économie a été maintenue en marche en substituant la montée de l’endettement du consommateur à la hausse de son revenu. L’ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a favorisé l’endettement du consommateur avec le faible taux d’intérêt. Un faible taux d’intérêt fait monter le prix des maisons, permettant ainsi aux Étasuniens de refinancer leur résidence et de dépenser leurs capitaux propres. Les cartes de crédit ont servi avec frénésie en attendant la hausse de l’immobilier et de la valeur des actions pour payer la dette accumulée. La fiesta a été interrompue par l’éclatement de la bulle de l’immobilier et des capitaux propres [provenant de la valeur estimée des maisons, ndt].

Au moment où le consommateur ne peut plus augmenter sa dette, et son revenu n’augmentant pas, il n’y a aucune base de relance pour l’économie de consommation. En effet, les statistiques montrent que le consommateur rembourse sa dette dans une démarche visant à survivre financièrement. Dans une économie dont la force motrice est le consommateur, c’est une mauvaise nouvelle.

Les banques d’affaires remercient à présent la dérégulation motivée par la cupidité qui a annulé les leçons apprises du passé. Les banques sont encore plus téméraires que le consommateur. Pour de nouveaux sommets, elles acceptent l’effet levier spéculatif. À la demande pressante de Larry Summers et de Henry Paulson, chef de la direction de Goldman Sachs, la Securities and Exchange Commission et le régime Bush ont coopéré pour supprimer les restrictions sur l’effet levier de la dette.

Lorsque la bulle a éclaté, l’énorme effet levier a menacé d’abattre le système financier. Avec une quantité de milliers de milliards de dollars connue de personne, le Trésor et la Réserve fédérale se sont portés volontaires pour « renflouer le système financier, » dans une démarche visant, évidement, à sauver les établissements financiers motivés par la rapacité, à l’origine de la débâcle économique qui a dépossédé le simple quidam de la moitié de ses économies.

Le consommateur s’est assagi mais pas les banques. Requinquées par les 700 milliards de dollars du TARP et le gonflement de la feuille de balance de la Réserve fédérale, les banques se comportent toujours comme des hedge funds (fonds spéculatifs). Grâce à la reprise passagère actuelle des actions du marché boursier, qui n’est pas du tout un signe de reprise économique, mais la violente attaque finale de quelques banques d’affaires et leurs amis de Washington contre la richesse des gens, la spéculation à effet levier produit une nouvelle bulle. Roulant sur les bénéfices, Goldman Sachs a annoncé des bonus à six chiffres pour ses employés.

Le reste des États-Unis souffre terriblement.

Tel qu’il est rapporté, le taux de chômage est une fiction, et cela depuis le régime Clinton. Le taux de chômage n’inclue pas le chômeur depuis plus d’un an qui a renoncé à chercher du travail. Le taux de chômage de 10% rapporté sous-estime les millions de chômeurs de longue durée, qui ne sont plus comptabilisés comme demandeurs d’emploi. Chaque mois passant, des chômeurs perdent leur statut de demandeur d’emploi simplement à cause de la fuite du temps.

Le taux d’inflation, en particulier de l’« inflation de base, » est une autre fiction. L’« inflation de base » ne compte pas les aliments et l’énergie, deux éléments principaux du budget. L’Indice des prix à la consommation (IPC) suppose, depuis la Commission Boskin à l’époque du régime Clinton, que si le prix d’un article monte, le consommateur le remplace par un article meilleur marché. C’est certainement le cas, mais cette manière de mesurer l’inflation signifie que l’IPC n’est plus comparable aux années précédentes, puisque le panier des marchandises indexées varie.

L’IPC de la Commission Boskin, grâce à la réduction du taux d’inflation mesuré, augmente le taux de croissance réel du PIB. La conséquence des statistiques manipulées, c’est un taux d’inflation sous-estimé, qui érode la valeur réelle du revenu de l’aide sociale, et un taux de croissance surestimé. La manipulations des statistiques masque la baisse du niveau de vie.

Autrefois, la prospérité étasunienne, le revenu du citoyen, s’élevait avec la productivité. C’était la croissance réelle du revenu des gens qui poussait l’économie.

Dans les États-Unis d’aujourd’hui, les revenus qui montent sont dans la finance, au risque pour l’avenir du pays d’un effet levier excessif, et dans les compagnies mondiales qui remplacent la main-d’œuvre étasunienne par des étrangers. Avec les règles d’indemnisation et l’insistance sur le bénéfice de l’actionnariat qui règnent aujourd’hui aux États-Unis, les cadres des compagnies maximisent leurs gains et leur traitement en limitant l’emploi pour la majorité.

Essayez de trouver quelque aveu de cela dans les grands médias ou chez les économistes qui, pour des subventions, lèchent les bottes des compagnies qui délocalisent.

Le pire moment du déclin est encore à venir. Les faillites bancaires et les saisies immobilières sont toujours à leur apogée. La débâcle de l’immobilier commercial est encore à venir. La crise du dollar se tisse.

Quand ça frappera, les taux d’intérêt augmenteront considérablement, car les États-Unis devront lutter pour financer leur énorme budget et déficit commercial, pendant que le reste du monde tentera d’échapper à la dépréciation du dollar.

Depuis le printemps de cette année, la valeur du dollar a fondu par rapport à toutes les monnaies sauf celles qui lui sont rattachées. Le franc suisse a augmenté de 14% par rapport au dollar. Depuis avril 2009, toutes les devises fortes, du dollar canadien à l’euro et à la livre britannique, ont augmenté d’au moins 13% par rapport au dollar. Le yen japonais n’est pas loin derrière, et le real brésilien a augmenté de 25% par rapport au tout-puissant dollar. Même le rouble russe a pris 13% sur le dollar.

Quelle sorte de reprise peut-il y avoir quand l’investissement le plus sûr consiste à parier contre le dollar ?

Le ménage de mon époque, quand le mari travaillait et la femme s’occupait de l’entretien ménager et élevait les enfants, n’existe plus guère aujourd’hui. Les conjoints de la plupart, si ce n’est de tous les ménages, doivent travailler pour payer les factures. Mais les emplois disparaissent, même ceux à temps partiel.

S’il était mesuré avec la méthode utilisée quand j’étais ministre adjoint aux Finances, le taux de chômage aux Etats-Unis serait supérieur à 20% aujourd’hui. En outre, il n’existe aucun moyen évident de le réduire. Il n’existe aucune usine, dont la main-d’œuvre serait temporairement au chômage du fait de taux d’intérêt élevés, n’attend une politique d’intérêt faible pour rappeler sa main-d’œuvre à la production.

Le travail a été déplacé à l’étranger. Dans les jours enfuis de la prospérité étasunienne, l’idée de leur responsabilité égale envers les clients, employés et actionnaires avait été inculquée chez les directeurs généraux. Cette idée a été abolie. Poussés par Wall Street et la menace d’OPA, promettant aux actionnaires d’« améliorer la valeur, » et incitant par la « rémunération au rendement, » les patrons utilisent tous les stratagèmes pour remplacer les salariés étasuniens par des étrangers moins chers (Comment sont menacés les travailleurs assidus bien formés aux États-Unis, de Rennie Sawade, 14 septembre 2009). Malgré 20% de chômage et des ingénieurs diplômés avec mention qui ne trouvent pas d’emploi, ni même d’entretiens d’embauche, le Congrès continue chaque année maintenir 65.000 visas de travail H-1B pour les étrangers.

Au milieu de la plus grande période de chômage depuis la Grande Dépression, quel genre de fou faut-il être pour penser qu’il y a une pénurie d’employés qualifiés aux États-Unis ?

Original en anglais: The Economy Is A Lie, Too, le 21 septembre 2009.

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=15326

Traduction : Pétrus Lombard

Paul Craig Roberts fut ministre des Finances adjoint dans l’administration Reagan. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions. Il peut être contacté à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com.