Archives du mot-clé bush

Think tanks, les penseurs de l’ombre …

Les think tanks sont des groupes de réflexion qui ont pour ambition de peser sur les décisions politiques. Certains ont un poids certain, particulièrement aux Etats-Unis. Ainsi, le PNAC (Projet pour un Nouveau Siècle Américain) a imposé son projet en matière de politique internationale à un George W. Bush qui n’avait aucun programme. En Europe, et surtout en France, les think tanks peinent davantage à s’imposer auprès des décideurs.
Entretien sur France 24 avec Martine Royo, co-auteur de Les think tanks : cerveaux de la guerre des idées.

Eric Laurent : Voyage au coeur de la finance

Après ses enquêtes sur le 11-Septembre, les dessous du pétrole et le clan Bush, Eric Laurent s’attaque à l’univers de la finance.

A travers trois entretiens, il rend compte de son enquête sur le crise financière aux Etats-Unis. Il met en cause Bill Clinton, à partir duquel tout a commencé à dégénérer, et montre les liens étroits qui unissent le monde politique et Wall Street. Selon lui, aucune leçon n’a été tirée de la crise.

Bakchich TV

Fréquence Lausanne

Radio Canada


USA: une commission du Sénat prolonge trois dispositions du Patriot Act

La commission des Affaires judiciaires du Sénat américain a adopté jeudi un projet de loi qui prolonge trois dispositions du Patriot Act, arsenal législatif de « lutte antiterroriste » mis en place par l’administration Bush.

Par 11 voix contre 8, les sénateurs ont prolongé jusqu’en 2013 trois clauses du Patriot Act qui arrivaient à expiration au 31 décembre 2009.

La « surveillance mobile » des communications de suspects de soi-disant « terrorisme » utilisant plusieurs lignes téléphoniques, a ainsi été reconduite.

Le principe du « loup solitaire » qui permet d’enquêter sur une personne paraissant agir pour son seul compte, a également été prolongée.

Les sénateurs ont enfin maintenu la possibilité pour les autorités d’accéder à « toute donnée tangible » (e-mails, comptes, etc) sur un suspect par le biais d’un ordre du tribunal.
L’administration Obama avait demandé au Congrès de prolonger ces dispositions.

La commission des Affaires judiciaires a pour cela eu une réunion classée secret défense avec des membres du FBI et du renseignement, afin notamment de ne pas interférer avec « une investigation antiterroriste en cours ».

Des sénateurs démocrates ont regretté que le nouveau texte ne respecte toujours pas suffisamment la vie privée des Américains.

« Nous savons que le FBI s’est rendu coupable d’un mauvais usage » des lettres de sécurité nationale (NSL), qui permettent de demander secrètement des informations personnelles sur une personne, a ainsi déclaré mercredi le démocrate Richard Durbin.
Son collègue Russell Feingold a redouté qu’on « donne un chèque en blanc au FBI ».

Dans un communiqué, l’Association américaine de défense des libertés civiles (Aclu) a regretté ce vote, se disant « déçue que davantage de modifications n’aient pas été faites pour garantir que les libertés civiles des Américains soient protégées ».

Introduite à l’origine dans un premier projet de loi, une disposition levant l’immunité accordée aux sociétés de télécommunications ayant collaboré à un programme d’écoutes illégales, n’a pas été retenue dans le projet de loi final.

Obama poursuit la présidentialisation du régime

Par un décret du 10 septembre 2009, Barack Obama a prolongé l’état d’urgence imposé par George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, qui avait permis à son administration de renforcer le pouvoir présidentiel et de mettre en œuvre des pratiques non conformes à la Constitution.

Dans un rapport transmis au Congrès, Harold Relyea, du service de recherche de la Library of Congress, explique que l’état d’urgence permet au Président de « saisir les propriétés, d’organiser et contrôler les moyens de production, de saisir les marchandises, de déployer les forces armées à l’étranger, d’instituer la loi martiale, de saisir et contrôler tous les transports et les communications, de réguler le fonctionnement des entreprises privées, de restreindre les déplacements et, de multiples manières, de contrôler la vie des citoyens américains. »

D’autre part, la Maison Blanche a également demandé la prolongation de trois closes du Patriot Act, la loi anti-terroriste mise en place par le tristement célèbre ministre de la Justice de Bush, John Ashcroft. Elles concernent les écoutes multiples (« roving wiretap »), la surveillance des individus suspects mais n’appartenant pas à un groupe terroriste ou à un réseau de renseignement étranger (« Lone wolf surveillance ») et l’accès aux données commerciales privées des individus (« business records access »).

Barack Obama a également repris à son compte les fameux « signing statements » ou décrets-lois que l’administration Bush avait utilisé pour s’affranchir des lois votées par le Congrès. Dans le cas de la loi sur l’allocation de fonds supplémentaires au FMI, le président Obama n’a pas hésité à annoter la loi fraîchement votée en expliquant qu’il allouerait les fonds selon son bon vouloir. Comme l’a déclaré l’Association américaine du Barreau (ABA), ce type de décret est absolument « inconstitutionnel » car il viole la séparation des pouvoirs. Mais il est vrai qu’à la différence de George Bush, dont les plus célèbres décrets-lois avaient permis d’autoriser la pratique de la torture et d’entraver toute supervision du Patriot Act, Barack Obama, le président du « changement », ne les utilise que pour venir en aide au système financier.

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